samedi 25 avril 2015

4ème article

#MethodeUVA

Bonjour à tous,

Veuillez excuser cette longue absence, je n'avais pas évalué la charge que représente un blog. C'est du travail si on veut que ça vive cette petite bête. C'est presque aussi pénible qu'un Tamagotchi. Ça vous rappelle quelque chose ? 


Bien, c'est un choix, alors revenons à notre méthode des Unités de Valeur Ajoutée. On sait ce que ce n'est pas, voyons si on sait ce que c'est...

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Dans la plupart des cas, pour calculer un prix de vente, on calcul (ou estime) le coût de revient, auquel on ajoute les coûts matières et composants, on colle "Y%" de frais généraux et commerciaux + le "petit bénéfice" et... Tadaaaa......! on sort une grille de loto.



(Parfois on gagne, mais souvent on perd)

d'où le résultat de fin d'année peu conforme aux prévisions.


Chacun choisit en fonction de ses préférences, la méthode qui lui convient: Le direct costing, les coûts complets, les sections plus ou moins homogènes,... bref, il existe une multitude de méthodes et variations, contenant toutes le même gène : la répartition, via des clefs, inducteurs etc...

Le processus est tellement compliqué et les discussions sur les clefs de répartition
sont si âpres entre services, 



qu'on ne fait pas le calcul pour chaque produit ou même chaque vente. On finit par faire des concessions, si ce n'est des compromissions, pour toujours arriver à la table de ce bon vieux Vilfredo Pareto et ses 20/80.


Quand on a 2500 références et 300 clients, on est bien obligé de prendre les 20% des produits qui représentent 80% des ventes et "répartitionner" des clefs faites sur-mesure pour aboutir au résultat souhaité. (Vous remarquez, que le seul résultat non souhaité, c'est celui de fin d'exercice)

En théorie ça fonctionne. D'ailleurs quand je serai grand, j'irai vivre en Théorie, parce que la-bas, tout va toujours très bien.


Mais pour le moment je vis en pratique :

Le problème avec cette démarche, c'est que pendant qu'on s'illusionne de la maîtrise des 20%, les 80% restants jouent les souris et grignotent tranquillement la récolte engrangée par les 20%.

De plus comme tout bouge tout le temps, bien malin qui pourrait définir la limite entre les 20 et les 80. Même les formules mathématique, les plus complexes ne peuvent prédire l'avenir. Par contre tout le monde est capable de constater le présent...









Conclusion : rien n'est maîtrisé.

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Maintenant, faisons notre humoriste qui vend de la banque.... 

J'ai rêvé d'une entreprise qui fabrique toujours le même produit, avec :

  • les mêmes fournisseurs,
  • les mêmes clients.
  • les mêmes achats,
  • les mêmes processus commerciaux,
  • les mêmes livraisons, dans les mêmes conditions (Quantités, processus administratifs mode de règlement,..
  • ...
Bref rien ne change, tout est uniforme, du 1er janvier au 31 décembre. 



Certes, la vie manquera un peu de surprises, mais le calcul du coût d'une vente devient très simple.
Vous prenez les charges de la période, les quantités produites sur la même période et vous divisez les premières par les secondes pour obtenir le coût d'un produit.

FACILE ! (Mais totalement irréel).




C'est pourtant la grande force de la méthode des Unités de Valeur Ajoutée (UVA) :

Modéliser l'entreprise comme si elle était mono-produit et mono-client.

...et...

Rendre la quasi totalité des coûts directs, grâce à une analyse fine des processus
ET
Utiliser une unité de mesure de la valeur ajoutée commune : l'UVA.


Cette analyse fine des processus est primordiale. Peut-être même plus que l'UVA elle-même.


Bien...Laissons le temps au temps et réfléchissons à tout ce qui vient d'être écrit. Un peu de suspens et à bientôt...


Hubert MARIE
hubert.marie@idoine.biz
Page entreprise : https://www.linkedin.com/company/idoine
Tél. : +33(0)6.58.62.51.17

vendredi 3 avril 2015

3ème article #MéthodeUVA 

Petit rappel : La méthode UVA est l'outil indispensable de la Qualité économique.

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C’est un outil stratégique d’amélioration  des bénéfices, ou de la marge opérationnelle par le pilotage de la rentabilité de chaque vente.

La Qualité économique se donne comme objectif d’être "Lean" dans TOUS les processus en s’appuyant sur des données :
  • factuelles,
  • fiables,
  • réactives
pour
  • identifier,
  • analyser,
  • éliminer,
les gaspillages économiques

Il n’y a pas que la production ou les achats qui doivent faire un effort.


En effet à quoi sert de mettre en place le lean manufacturing, le LSS, des kaizen partout, si au final les gaspillages éliminés en production sont généreusement dilapidés dans des processus administratifs ou commerciaux plus ou moins contrôlés ? (plutôt moins que plus d’ailleurs).
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Pour vous en convaincre, posez-vous cette petite question toute simple :

"Pourquoi je n’ai pas réalisé le résultat attendu ?"

Dans les premières mesures on trouve : « Il faut faire pression sur les fournisseurs ».
Comme si la pression n’était pas suffisante comme ça… D’ailleurs vous êtes vous-même fournisseur, alors évitez d’entrer frénétiquement dans cette spirale infernale.

Et puis il y a aussi le classique : « Il faut réduire la masse salariale »

Les plus courageux et optimistes, s’imposent : « il faut vendre plus ! »
Mais quand vous perdez de l’argent sur chaque vente (tout en pensant en gagner) cela ne dure guère plus d’un exercice.


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Avant de dire ce qu’est exactement la méthode des unités de valeur ajoutée, commençons par tordre le cou aux rumeurs :

La méthode UVA n’est pas :

  • Une comptabilité par répartition.

(Il n’y a pas de clés de répartitions, d’inducteurs de coûts, ou autre détours pour se faciliter les calculs. Ce qui entre dans le calcul du coût d’une vente est la réalité vraie et non déformée. Seuls certains coûts liés à la DG ne sont pas ‘’directisables’’ – ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire, mais il a le mérite d’être clair).

  • Encore moins ‘’un truc comme la formule de Wilson’’

(Je vous l'assure, quelqu’un m’a dit ça un jour avec beaucoup d’aplomb comme pour m’en convaincre. Sans doute avait-il trop fréquenté de marmottes conditionneuses de tablettes de chocolat. Celle-là je la garde comme collector).


  • Une extension de la méthode des équivalences…
(Nous n’avons pas la prétention d’être aussi compliqués. Celles et ceux qui ont déjà côtoyé la méthode des équivalences me comprendront)

  • Une solution miracle...
(Hélas, nous ne l'avons pas... Par contre la méthode UVA est super simple et économique d'utilisation. Un autre avantage substantiel de cette méthode est la disparition de la fastidieuse cérémonie du recollement avec la comptabilité générale).

  • Une solution logicielle...
(Si le logiciel "Profit Zoom" dédié à la méthode est très largement conseillé, il n'est cependant pas obligatoire. Par contre il présente une solution économiquement pertinente par rapport à un développement spécifique. Ce logiciel n'est pas une fin en soi. Ce n'est qu'un outil d'exploitation de la méthode. C'est cette dernière qui importe).

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C'est tout pour le moment...

La prochaine fois nous aborderons les principes de la méthode UVA.


Hubert MARIE
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